Personne en tenue de yoga bleue effectuant une pose de flexibilité dans une pièce lumineuse, faisant référence à Lululemon

Lululemon : le fondateur Chip Wilson engage un bras de fer pour le conseil d’administration

Business

Lululemon se trouve à un tournant critique de son histoire avec le départ inattendu de son CEO Calvin McDonald. À peine deux semaines après cette annonce choc, Chip Wilson, fondateur emblématique de la marque, lance une offensive stratégique en proposant trois nouveaux administrateurs indépendants pour renforcer le conseil d’administration. Cette démarche traduit une volonté claire de reprendre le contrôle face à des défis majeurs, dont la perte de confiance des investisseurs, la concurrence accrue et la pression des actionnaires activistes. Découvrez les enjeux et les conséquences de cette lutte qui pourrait redéfinir l’avenir de Lululemon.

Le président fondateur de Lululemon mobilise pour rénover le conseil d’administration

Nomination de nouveaux administrateurs indépendants

Chip Wilson a officiellement lancé un bras de fer stratégique en nommant trois candidats indépendants au conseil d’administration de Lululemon, seulement deux semaines après l’annonce du départ de Calvin McDonald, sans successeur clairement désigné. Parmi les prétendants figurent :

  • Marc Maurer, ancien co-CEO d’On Running, apportant une expérience directe dans l’industrie du sport et du textile.
  • Laura Gentile, ancienne Chief Marketing Officer chez ESPN, experte en stratégie marketing.
  • Eric Hirshberg, ex-CEO d’Activision, fort d’une solide expérience dans la gestion d’entreprises internationales.

Dans l’attente d’un nouveau CEO permanent, le conseil a désigné comme co-CEO intérimaires Meghan Frank, Chief Financial Officer, et André Maestrini, Chief Commercial Officer, afin d’assurer la continuité opérationnelle. Le départ du CEO a donc provoqué un réel séisme au sein de la gouvernance.

Les enjeux du conflit entre l’entreprise et ses actionnaires activistes

Impacts sur la stratégie et la valorisation boursière

La bataille pour le contrôle du conseil intervient alors que les actions de Lululemon ont chuté de près de 50% en 2026, conséquence directe des difficultés à capter un public jeune et aisé, tout en affrontant des concurrents dynamiques comme Alo Yoga et Vuori. Le fonds activiste Elliott Management, détenteur d’une participation d’un milliard de dollars, exerce également une forte pression en parallèle, cherchant à influencer la gouvernance.

Wilson nie toute alliance formelle avec Elliott, soulignant cependant que la campagne de ce dernier pour un nouveau CEO ne compromettra pas ses plans :

  • Il refuse tout soutien à un CEO sélectionné avant une restructuration du conseil.
  • Il insiste sur le manque de planification successionnel clair, qualifiant ce défaut de troisième échec majeur du conseil.
  • Il revendique la nécessité d’une gouvernance renforcée avec davantage de compétences produit pour regagner la confiance des actionnaires.

Les analystes, comme David Swartz de Morningstar, estiment que l’ajout de trois membres au conseil pourrait apaiser les tensions, même si seul Marc Maurer possède une expertise directement liée au secteur de Lululemon.

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